« Connaitre, ce n’est point démontrer, ni expliquer, c’est accéder à la vision »

Antoine de Saint-Exupéry

vendredi 17 novembre 2017

Le bonheur au travail

Chers amis lecteurs,

Je vous propose d’entamer à travers ce Blogg une réflexion sur le bonheur au travail.
J’ai bien conscience de m’attaquer à un sujet immense et pour lequel il n’y a de toute évidence pas de réponses simples. Mais au cours de ces derniers mois j’ai pu constater dans les différents accompagnements que je conduis combien d’idées fausses et de faux espoirs circulent auprès de nos contemporains. Ils sont sources de souffrances, parfois de désespoirs. Je prends donc le risque d’apporter ma petite pierre à l’édifice. En espérant que vous y trouverez l'inspiration.
Merci d'avance de me faire part de vos remarques afin d'alimenter ma réflexion

Bonne lecture

Une définition du bonheur

Qu'est ce que le bonheur?
Répondre à cette question est sans aucun doute prendre le risque de se trouver confronté à de fortes oppositions. De nombreux esprits brillants s’y sont exercés. La question du bonheur est la matière première par excellence de l’exercice de la philosophie : comprendre le sens de la vie sur terre et, en en trouvant le sens, comprendre l’existence pour mettre en œuvre les clés d’une vie réussie.
Mais il faut constater que la question du bonheur et en particulier la question du bonheur au travail dépasse largement le champ de la « philosophie universitaire ». C’est sans aucun doute et plus que jamais une question d’actualité socio-économique voir politique. Le développement des sciences sociologiques et psychologiques nous permet de mesurer le moral des forces vives. Et le constat est amère. Le bonheur n’est pas, comme nous l’avons tant espéré, proportionnel au niveau de développement de nos sociétés de consommation ni le fruit naturel de la démocratie. Pour être heureux, il semble qu’il ne suffise pas de vivre dans un environnement favorable mais qu’il faille aussi s’engager personnellement.

Pour comprendre ce que pourrait être une certaine idée du « bonheur », je vous propose de raisonner par l’absurde.

Qu’est-ce que n’est pas le bonheur ?

Le bonheur, ce n’est pas le « bien être »

C’est sans doute la plus grande méprise de notre époque post-moderne. Tout tend à nous faire croire qu’être heureux, c’est ne plus subir la pénibilité de notre condition de terrien. Le bonheur serait l’absence de la « souffrance ». Tout le « progrès technique » se mesure à l’aune d’une « réduction de la pénibilité au service d’une plus grande efficacité » et dans sa capacité à nous permettre de « dépasser les limites de nos réalités physiques et intellectuelles ».
Mais les sondages, les analyses sociologiques apportent la preuve que la diminution de la pénibilité ne suffit pas à rendre les gens heureux. La raison de cet échec, c’est sans doute que notre condition de vie sur terre est…pénible. Supprimez une tache réputée difficile, une autre d’une autre nature prendra sa place. Il ne s’agit donc pas tant de « bien être » que « d’être bien ». Dans l’expression « bien être » on présuppose une cause externe améliorable qui, si elle ne l’est pas, nous empêche d’être heureux. « Etre bien » nous renvoi, au contraire, à un principe interne mobilisable pour la mise en œuvre des conditions du bonheur.

Tout le monde n’aime pas passer ses vacances à se faire bronzer sur la plage. Certains préfèrent gravir des montagnes. Et ces deux activités sont légitimes pour être heureux en vacances. Se fatiguer, avoir des ampoules, avoir froid… ne sont pas ce que l’on espère, a priori, lorsque l’on parle de bien-être. Mais ce sont les conditions indispensables au montagnard pour être bien.
« Un bonheur qui dépend des circonstances extérieures n’a rien à voir avec le véritable bonheur. » Anonyme

Le bonheur, ce n’est pas l’absence de contraintes

Une certaine idéologie primaire tendrait à nous faire croire que la liberté, condition première du bonheur, serait l’absence de contraintes. Il s’agit là de toute évidence d’une utopie dangereuse. Connaissez-vous personnellement quelqu’un dans votre entourage qui n’a aucune contrainte ?
Notre condition d’humain sur cette terre est une condition de soumission. Soumission aux forces de la nature, soumission au contingences matérielles, soumission à nos limites biologiques personnelles, soumission à des autorités… Vouloir lutter à tout prix contre ces soumissions ne peut pas être un but en soi. Et c’est par nature voué à l’échec. La lutte n’est justifiable que par la finalité de la lutte. Il y a des luttes porteuses de sens. Mais lutter pour lutter n’a pas de sens.
Il y a certaines autorités bienveillantes et justement contraignantes qui, même si elles ont un pouvoir de soumission, sont facteurs de stabilité, de sécurité, de fluidité et de liberté. C’est, par exemple, toute la beauté d’une autorité parentale équilibrée. Il y a aussi des pauvretés, des limites qui permettent la créativité, le dépassement de soi.
Faire usage de sa liberté, c’est plutôt « choisir librement », en mettant en œuvre son libre arbitre, la solution qui nous parait la mieux adapté à la situation à laquelle nous faisons face.
Etre adulte, c’est être autonome, c’est-à-dire choisir librement et assumer ses choix. Et assumer ses choix, c’est assumer les contraintes, les désagréments, les frustrations inévitables et inhérentes à tout choix. Une fois le choix posé, le travail pour parvenir à atteindre l’objectif n’est autre qu’une succession d’actions ayant pour but de lever ou de limiter les contraintes liées aux lois naturelles et humaines de ce monde. Il s’agit de créer les conditions favorables pour atteindre l’objectif. Même pour partir en week-end au ski avec des amis, il faut produire un « travail » : Préparer ses bagages, conduire, respecter le code de la route, organiser les repas, faire les courses…
 “Qu’est-ce que le bonheur ? Le sentiment que la puissance croît, qu’une résistance est en voie d’être surmontée” Nietzsche 

Le bonheur ce n’est pas la jouissance

Je ne résiste pas à la tentation de citer ici la très brillante chanson d’Alain SOUCHON, « foule sentimentale ». « On nous fait croire que le bonheur c’est d’avoir de l’avoir plein nos armoires, illusion de nous dérisoire… »
La jouissance est éphémère. Plus elle est intense, plus elle est éphémère. Elle laisse souvent la place à un grand vide. Vide qui appel une autre jouissance jusqu’à l’addiction. Et l’addiction c’est une forme d’esclavage, une aliénation au plaisir. Je sais que ce n’est pas très moderne de ne pas faire l’apologie de la jouissance. Mais soyons réaliste. Quand nous accédons à un de nos désirs, un autre prend sa place. C’est tant mieux d’ailleurs. C’est ce qui nous permet de continuer à avancer, de continuer à espérer un mieux et un plus. Mais cessons d’être puériles. Ce qui est intéressant dans le désir ce n’est pas tant le fait d’atteindre et de consommer ou de consumer l’objet, la personne, l’objectif que nous nous sommes fixé. Ce qui fait la valeur de ce désir, c’est la représentation imaginaire idéale que nous développons à l’évocation de ce désir, le fantasme et l’énergie que nous mettons à atteindre ce fantasme. Et la valeur du fantasme réside bien souvent dans la difficulté, supposée ou réelle, à le réaliser.  Confucius disait : « le bonheur, c’est le chemin ». Réduire la difficulté du chemin pour atteindre plus facilement l’objet du fantasme c’est prendre le risque de l’addiction au dépend d’un bonheur réel.
Atteindre le sommet du Mont Blanc à pied provoque plus de bonheur que de s’y faire déposer en hélicoptère.
“Notre bonheur ne consistera jamais dans une pleine jouissance, où il n’y aurait plus rien à désirer ; mais dans un progrès perpétuel à de nouveaux plaisirs et de nouvelles perfections” Leibniz 

Le Bonheur, ce n’est pas la perfection

Là aussi, il nous faut sortir d’une certaine vision utopique du monde. Je suis toujours ébahi lorsque j’interviens dans certaines entreprises « sur-normalisées » de découvrir à quel point le mythe peut l’emporter sur la réalité. Amusez-vous à demander à de hauts responsables dans l’industrie sous quel délai ils pensent atteindre le zéro défaut dans leur entreprise. Systématiquement vous noterez une hésitation. Elle est parfois très longue. Finalement, la réponse arrive : Jamais ! Mais cette hésitation montre à quel point la question est devenue saugrenue dans certains milieux professionnels. Chaque jour, ils œuvrent tous dans l’objectif d’atteindre la « qualité totale » oubliant que ce n’est qu’un mythe, une illusion. Cela se confirme lorsque, ayant obtenu la réponse attendue, vous les questionnez sur le droit à l’erreur dans leur entreprise. C’est là généralement que vous perdez le contact avec votre client qui pense en son for intérieur que vous êtes un doux utopiste. Mais qui est le plus utopiste : celui qui nie la réalité ou celui qui la reconnait et tente de s’y adapter ?
La perfection n’est pas de ce monde et c’est tant mieux. Imaginez un monde parfait ou tout se déroule comme prévu, ou vous avez toutes les qualités et vous maitrisez tout, avez connaissance de tout… même de l’heure de votre mort !!! Je ne souhaite pas personnellement vivre dans ce monde-là.
En vacances avec vos amis, vous devez apprendre à supporter tous leurs travers et leurs mesquineries. Si vous ne les acceptez pas, si elles génèrent chez vous une frustration insupportable, vos vacances risquent fort de tourner au cauchemar. Ce qui peut vous rendre heureux pendant ces vacances-là, c’est que vous passez du temps avec des personnes que vous aimez à faire des choses qui sortent de vos habitudes.
“Le bonheur positif et parfait est impossible ; il faut seulement s’attendre à un état comparativement moins douloureux” Schopenhauer

Le Bonheur, ce n’est pas l’indépendance

Faisant actuellement l’expérience d’un statut de « travailleur indépendant » exerçant mon activité sans collaborateurs ni associés, je suis régulièrement interpellé par des personnes envieuses de ma situation : « Ah ! je rêve moi aussi d’être indépendant ». Ce sont parfois des personnes qui ont dû souffrir de situations de soumissions professionnelles à des autorités malveillantes. Ils s’imaginent qu’être indépendant émancipe définitivement du joug des personnes abusant de leurs pouvoirs sur votre activité. Hélas, l’indépendance est à nouveau une utopie. Sans client, pas d’activité. Sans expert-comptable, pas d’activité, sans banquier, pas d’activité et sans l’administration pas d’activité. Tous ils ont des pouvoirs sur mon activité, même parfois le pouvoir d’y mettre un terme. La condition de travailleur indépendant à de réels avantages. Elle a de vrais inconvénients. Et un de ces inconvénients majeur, c’est la solitude et l’isolement.
« L'indépendance absolue ne mène ni à la vertu ni au bonheur ». Antoine Claude Gabriel Jobert 


Le bonheur ce n’est pas la sécurité

Dans nos sociétés judiciarisées, il est d’usage de croire que pour être heureux, il faut se protéger. Se protéger de tous les risques de notre vie de terrien. Hélas, nous sommes à nouveau face à une utopie dangereuse. Vivre c’est précisément prendre des risques. Vivre c’est dangereux. Et 100% des vivants vont mourir un jour. C’est idiot de le dire mais important de le rappeler.
Se sentir suffisamment en sécurité est une condition nécessaire pour pouvoir prendre le risque d’entreprendre sa vie. C’est le rôle des règles et des lois. Mais trop de sécurité tue l’esprit d’entreprise. Et le risque zéro n’existe pas.
Le petit d’Homme s’il veut marcher doit prendre le risque de tomber pour apprendre l’équilibre. S’il ne tombe pas, il n’apprend pas à marcher et ne peut pas devenir adulte c’est-à-dire autonome. Et si l’adulte référent qui l’accompagne vers l’acquisition de l’autonomie l’empêche de prendre le risque de tomber, il n’est pas bienveillant envers cet enfant. Il réagit face à ses propres craintes et pour sa propre tranquillité.
Notre société moderne est la société de l’assurance. Nous avons des assurances sur tout. Elles sont souvent obligatoires. Votre banquier veut bien vous prêter de l’argent à condition que vous preniez une assurance. Il veut bien vous faire un prêt mais veut prendre le moins de risques possibles.
Même avec la meilleure assurance et en respectant le code de la route, conduire reste dangereux et la voiture est un instrument qui peut être mortel. Faut-il pour autant rester chez soi ? Le code de la route est nécessaire pour limiter le danger, mais il ne le supprime pas. C’est un fait. Tant qu’il y aura de la circulation automobile, il y aura des morts sur la route.
Là encore, dans de nombreuses entreprises nous assistons à ce que nous pourrions appeler la surenchère sécuritaire.
Ainsi sur de nombreux sites industriels on ne communique plus sur la finalité de l’entreprise et la nature du produit fabriqué mais… sur le nombre de jours sans arrêt de travail ? Mettant sous pression chaque collaborateur, non pas à coopérer à se dépasser pour tendre vers le « fantasme » commun, mais à ne prendre aucun risque pour ne pas remettre l’indicateur à zéro.

samedi 1 avril 2017

La Bienveillance

Nous nous efforçons, avec conviction, de convertir les managers à la Bienveillance vis-à-vis de leurs collaborateurs au cours de nos séminaires sur le management.

Lors d’un colloque auquel j’ai assisté récemment sur « la confiance au travail », une des grandes figures du patronat Français s’est insurgée avec vigueur contre ce qu’il a jugé comme un « dictat de la bienveillance ». Il exprimait une forte irritation face à ce qu’il ressentait comme une injonction à la compassion au détriment de l’efficacité légitimement attendu de la part d’un collaborateur rémunéré.

Je n’ai malheureusement pas eu le loisir d’engager la conversation avec lui pour approfondir les fondements de sa prise de position. Mais il me semble que son propos repose sur une incompréhension de ce qu’est la bienveillance.

La bienveillance ce n’est rien d’autre que de veiller au bien. Et veiller au bien ce n’est pas être laxiste. C’est être exigeant pour le bien de la personne. C’est le rôle légitime d’une personne en position d’autorité. C’est le rôle légitime d’un manager.

Lorsque que l’on est en position de management, notre fonction revêt, en effet, une dimension d’autorité et nous disposons de pouvoirs sur nos collaborateurs. Ces pouvoirs se traduisent par un arsenal de sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement. Il y a donc dans tout contrat de travail un présupposé de soumission du collaborateur vis-à-vis de son manager. C’est dans ce cadre-là que s’inscrit la nécessité de la bienveillance. Il n’y a pas de discussion possible sur le fait que, dans une relation de pouvoir et de soumission, le détenteur du pouvoir a une obligation à prendre soin de la personne soumise au risque de porter atteinte à sa dignité.

Qu’est-ce que vouloir le bien ?
Qu’est-ce que le bien pour une personne dans l’entreprise ?

D’un point de vue anthropologique, le bien, pour une personne, c’est de croitre et de se développer. Comme j’ai pu l’écrire dans un précédent article, croitre c’est l’affaire de 20 années environ et, objectivement, si nous disposons d’une quantité et d’une qualité de nourriture suffisante, si nous disposons de soins médicaux en cas de nécessité, nous avons peu d’influence sur notre croissance. Ce phénomène nous échappe. Il est naturel.

Pour ce qui est du développement, au contraire, il dépend principalement de notre volonté. Cette volonté repose sur des qualités, des dons, des talents, des compétences, des besoins, des désirs… qui vont orienter nos choix. Mais, si nous ne sommes par volontaires pour nous engager dans un développement personnel, nous tombons dans une forme de stagnation qui va limiter notre capacité à accomplir une œuvre et à nous accomplir à travers cette œuvre.
Le rôle du manager est donc de créer les conditions d’une adhésion volontaire du collaborateur à coopérer au projet commun. Aider chacun à choisir librement.

Il y a, naturellement, en chacun de nous, une tension intérieure vers une « finalité subjective » qui nous pousse à faire des choix, à prendre des risques pour nous inscrire dans un processus naturel de développement.  Le travail humain est un extraordinaire moyen mis à notre disposition pour permettre ce développement.

Vouloir le bien d’une personne dans une relation managériale c’est donc l’accompagner dans la mise en œuvre de ce développement professionnel. C’est d’ailleurs tout le fondement de la posture d’autorité. Celui qui a autorité, c’est celui qui autorise, qui permet. Le manager a donc pour mission de créer les conditions favorables et de sécurité suffisantes pour permettre à son subordonné, dans la compréhension intelligente de la finalité vers laquelle il souhaite tendre et en fonction de son identité propre, de « prendre le risque » de se mettre en mouvement et entreprendre son développement.

L’entreprise a sa propre identité et sa propre logique de développement. Elle peut être alors considérée comme une voie spécifique proposé aux personnes qui la composent pour permettre leur développement professionnel et personnel. Mais Il y a un impératif d’équilibre entre le développement de l’entreprise et le développement des personnes qui la composent. C’est cet équilibre que l’on retrouve dans la définition du Bien Commun de l’entreprise comme « l’ensemble des conditions qui permettent à tous et à chacun de tendre vers l’excellence et vers le plein épanouissement ».
Dans une économie largement financiarisée, la balance penche dangereusement du côté du primat du collectif au détriment du personnel, du côté du tous au détriment du chacun. L’opinion, les besoins, la personnalité spécifique du collaborateur sont rarement pris en compte dans les processus de décision et d’orientation, même en ce qui concerne son poste de travail. Le résultat c’est que, par réaction, on obtient de l’hyper-individualisation. Devant l’impossibilité de se faire entende raisonnablement sur ce qui concerne son œuvre au quotidien, le collaborateur se désengage... et il perd une énergie précieuse à « murmurer » contre une autorité qui ne joue pas son rôle.

La bienveillance du manager repose sur sa capacité à prendre en compte les spécificités, les besoins et les désirs personnels de ses collaborateurs pour les mettre au service du projet commun. Ces spécificités personnelles doivent être prises en compte dans la limite de la mise en danger du projet collectif. Etre bienveillant signifie alors avoir la capacité à accompagner le collaborateur dans sa prise de conscience d’une nécessité d’adaptation ou de changement d’orientation. Cette capacité repose sur la relation de confiance existant entre le manager et le collaborateur. Une telle autorité bienveillante est facteur de liberté pour le collaborateur qui pourra, en connaissance de cause et en relation avec son manager, entreprendre les adaptations nécessaires pour mieux coopérer au projet commun ou… se faire accompagner vers un autre projet.

Il y n’a donc dans la bienveillance managériale aucune place pour un quelconque laxisme. Il est de la responsabilité du manager d’afficher une exigence légitime pour maintenir ses collaborateurs dans une dynamique positive au service du bien commun. Et si le collaborateur se désengage il doit étudier avec lui les causes de ce désengagement et travailler avec lui sur la mise en œuvre des conditions du réengagement. Si le collaborateur refuse de coopérer, la sanction voire le licenciement s’imposent au nom de l’intérêt supérieur. Cela peut être alors considéré comme un service rendu au collaborateur pour qu’il retrouve les conditions favorables à la poursuite de son développement professionnel. C’est dans cette objectif clairement affiché que le manager doit l’accompagner dans ce qui restera toujours une épreuve. Mais l’épreuve fait partie de l’équation. Il n’y a pas de développement sans prises de risques, sans échecs, sans effort et sans victoires.